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Justice : Nicolas Sarkozy toujours en garde à vue

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La garde à vue de Nicolas Sarkozy a repris mercredi matin, après une courte nuit. L’ex-président est entendu dans l’enquête sur des soupçons de financement par la Libye de Mouammar Kadhafi de sa campagne présidentielle de 2007.

24 heures après le début de sa garde à vue, Nicolas Sarkozy était de retour dans les locaux de l’office anticorruption à Nanterre, mercredi matin, pour s’expliquer sur des soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007. L’ancien chef de l’Etat a quitté son domicile du 16e arrondissement parisien et est arrivé sur place peu avant 8h, ont constaté plusieurs journalistes. La veille, son audition avait commencé à la même heure avant d’être interrompue vers minuit. Un journaliste de l’AFP avait alors aperçu la voiture de l’ancien président sortant du parking des locaux de police, sans préciser toutefois qui se trouvait à bord.

 Nicolas Sarkozy et les soupçons de financement Lybien:

A l’issue de cette garde à vue, qui peut durer au total jusqu’à 48 heures, Nicolas Sarkozy peut être remis en liberté, présenté à un juge en vue d’une éventuelle mise en examen ou convoqué ultérieurement. L’ex-chef de l’Etat est entendu pour la première fois dans ce dossier sur lequel les juges enquêtent depuis cinq ans. Ces derniers s’intéressent à des flux financiers impliquant des protagonistes liés au régime de l’ancien dictateur libyen Mouammar Kadhafi. D’anciens dignitaires de Tripoli et l’intermédiaire franco-libanais Ziad Takieddine ont évoqué la thèse de versements au profit de la campagne de Nicolas Sarkozy. D’autres responsables de ce pays les ont démentis et l’ancien chef de l’État a toujours rejeté ces accusations. L’enquête, ouverte notamment pour détournements de fonds publics et corruption active et passive, a été élargie en janvier à des soupçons de « financement illégal de campagne électorale », selon une source proche du dossier. Cette décision fait suite à un rapport des policiers anticorruption de l’OCLCIFF, daté de septembre, qui pointait la circulation d’espèces dans l’entourage de Sarkozy durant la campagne 2007.

Ségolène Royal se demande « si le match était à armes égales »

Entendu lui aussi dès mardi matin, mais sous le statut de « suspect libre », le député européen Brice Hortefeux, un très proche qui fut ministre de l’Intérieur pendant le quinquennat Sarkozy (2007-2012), a pour sa part quitté les locaux de l’OCLCIFF le soir. Dans la foulée, il s’est exprimé sur Twitter : « Témoignant lors d’une audition libre, les précisions apportées doivent permettre de clore une succession d’erreurs et de mensonges ». Dans les rangs politiques, à droite le placement en garde à vue de l’ancien président a scandalisé, le patron des Républicains Laurent Wauquiez jugeant la mesure « humiliant(e) et inutile ».

Source: Europe1

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