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La Banque Mondiale octroie 220 millions de dollars pour…

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Les relations Entre le Sénégal et la Banque mondiale sont au beau fixe. Cette signature de trois accords de financements d’un montant globale de 220 millions de dollars, dans les secteurs de l’Eau, de la résilience et de l’éducation l’atteste. Au cours de la rencontre, Louise Cord représentante de la Banque mondiale a évoqué les résultats élogieux du Sénégal dans le domaine de l’alimentation en eau potable et de l’assainissement et qui font de votre pays une référence en Afrique au sud du Sahara. Selon elle, la Banque mondiale est particulièrement fière d’avoir contribué à ces résultats grâce à un engagement constant dans le secteur depuis 1996. En effet, souligne-t-elle, en milieu urbain, le Sénégal a atteint la desserte universelle en eau potable et se hisse au premier rang des pays africains en matière d’accès à l’eau par branchement domiciliaire au réseau alors qu’en milieu rural, le Sénégal a atteint un taux de desserte en eau appréciable, estimé à 91 % en 2017. "Dans le sous-secteur de l’assainissement les taux d’accès sont certes moins performants avec des ratios estimés en 2017, respectivement en milieu urbain et rural à 67 % et 42 %. Cependant, ces chiffres qui se situent largement au-dessus de la moyenne africaine d’autant que la politique sectorielle mise en œuvre par le Gouvernement présage de l’atteinte des objectifs de développement durable fixés pour la prochaine décennie", indique Louise Cord. Le présent Projet dénommé Projet Eau et Assainissement en Milieu Rural (PEAMIR) bénéficiera d’un crédit IDA de 130 millions de dollars. Ce nouveau projet va permettre à 1,5 million de personnes en milieu rural d'accéder à l'eau courante et aux installations sanitaires améliorées. Le PEAMIR sera mis en œuvre dans la zone du bassin arachidier (Centre Ouest du pays), qui abrite un tiers de la population rurale du Sénégal, et qui fait face à des défis importants, notamment un très faible taux d'accès à l’assainissement et un taux de pauvreté élevé. Le second accord de financement vise à réduire la vulnérabilité des populations de la Langue de Barbarie face aux risques côtiers ainsi que le renforcement de la planification de la résilience urbaine à l’échelle de l’agglomération de Saint-Louis. En effet, la ville de Saint-Louis, inscrite au Patrimoine Mondial de l’UNESCO a subi ces dernières années les assauts fréquents et extrêmes d’ondes de tempête qui ont obligé nombre de familles à se déplacer. Sur la Langue de Barbarie, l’érosion côtière s’est accélérée, affichant une perte de 5 à 6 mètres de plage par an. Cette situation attire aujourd’hui l’attention de la communauté internationale, surtout depuis que les présidents du Sénégal, de la France et de la Banque mondiale se sont rendus sur place, en février dernier, pour constater les dégâts de la mer. Avec un financement de la Banque mondiale de 30 millions de dollars qui sera complété par une contrepartie de l’Etat du Sénégal de 4 millions de dollar, ce projet permettra de reloger de manière permanente 927 familles, correspondant à 441 concessions et 9158 personnes, vivant actuellement dans le campement de Khar Yalla ou dans la zone à très fort risque d’érosion et de submersion marine sur le long de la Langue de Barbarie. De même souligne Louise Cord, le SERRP permettra aussi de renforcer la planification de la résilience urbaine à Saint-Louis à travers le développement d’outils de modélisation de la dynamique côtière et d’un plan de résilience urbaine. Les études et la conception techniques en vue d’une solution de protection à long terme de la Langue de Barbarie, prévues dans le cadre du SERRP, bénéficieront à environ 55 000 personnes établies dans cette zone côtière. Parallèlement, le Plan de résilience urbaine jettera les bases des investissements futurs pour réduire la vulnérabilité aux risques côtiers des 213 000 habitants de la ville de Saint-Louis. Toujours au chapitre des accords, Louise Cord à rappelé que depuis 2012 le Sénégal s’est inscrit dans un processus de relance de l’éducation en adoptant, avec l’appui de ses partenaires, le Programme d’Amélioration de la Qualité, de l’Equité et de la Transparence dans l’Education (PAQUET 2013-2025). Le bilan de la première phase a permis de noter que des progrès importants ont été réalisés. "Si le Sénégal a réalisé des performances, les défis demeurent encore importants. En effet, le nombre d’enfants en dehors du système éducatif reste élevé. Le rapport sur les enfants en dehors du système éducatif publié par l’USAID en 2017 montre qu’une proportion importante d’enfants ne va pas à l’école ; il s’agit là d’une question préoccupante qui nous interpelle tous sur les stratégies à mettre en œuvre pour garantir l’accès pour tous ces enfants à un enseignement de qualité", informe-t-elle. Fort de ces constats, ajoute-t-elle, le financement Additionnel du Projet d’Amélioration de la Qualité et de l’Equité de l’Education (PAQEEB) que nous signons vise à soutenir les efforts du Sénégal en matière d’éducation et à consolider les acquis. Ce financement additionnel de 60 millions de dollars a été approuvé par le conseil d’Administration de la Banque mondiale le 30 mai 2018 pour une durée de 3 ans. Des innovations seront introduites pour relever le défi de la Qualité de l’éducation. Ainsi, il sera mis en œuvre un programme national pour le développement de l'enseignement et l'apprentissage des sciences et des mathématiques au niveau de l’enseignement moyen et secondaire, un plan d’al’introduction d’outils d'observation des pratiques de classe (COT) et une formation progressive des directeurs d'école pour développer les compétences en tant que formateur au niveau de l’école. De même, un accent particulier sera mis sur le développement des compétences non cognitives à travers le renforcement des activités sportives à l’école par le soutien des compétitions entre les écoles au niveau local et national. Cette approche permettra de détecter les jeunes talents et de contribuer à l’éducation citoyenne des apprenants. Le financement additionnel du PAQEEB deux répondant aux normes , pour servir de référence et de modèle de pour les établissements du pays, créer un environnement éducatif, qui stimule la et ; et favorise l’émergence d’un pôle des méthodes et approches pédagogiques favorisant l’ du chez les apprenants.

Les relations Entre le Sénégal et la Banque mondiale sont au beau fixe. Cette signature de trois accords de financements d’un montant globale de 220 millions de dollars, dans les secteurs de l’Eau, de la résilience et de l’éducation l’atteste.

Au cours de la rencontre, Louise Cord représentante de la Banque mondiale a évoqué les résultats élogieux du Sénégal dans le domaine de l’alimentation en eau potable et de l’assainissement et qui font de votre pays une référence en Afrique au sud du Sahara.
Selon elle, la Banque mondiale est particulièrement fière d’avoir contribué à ces résultats grâce à un engagement constant dans le secteur depuis 1996. En effet, souligne-t-elle, en milieu urbain, le Sénégal a atteint la desserte universelle en eau potable et se hisse au premier rang des pays africains en matière d’accès à l’eau par branchement domiciliaire au réseau alors qu’en milieu rural, le Sénégal a atteint un taux de desserte en eau appréciable, estimé à 91 % en 2017.
« Dans le sous-secteur de l’assainissement les taux d’accès sont certes moins performants avec des ratios estimés en 2017, respectivement en milieu urbain et rural à 67 % et 42 %. Cependant, ces chiffres qui se situent largement au-dessus de la moyenne africaine d’autant que la politique sectorielle mise en œuvre par le Gouvernement présage de l’atteinte des objectifs de développement durable fixés pour la prochaine décennie », indique Louise Cord.
Le présent Projet dénommé Projet Eau et Assainissement en Milieu Rural (PEAMIR) bénéficiera d’un crédit IDA de 130 millions de dollars. Ce nouveau projet va permettre à 1,5 million de personnes en milieu rural d’accéder à l’eau courante et aux installations sanitaires améliorées.

Le PEAMIR sera mis en œuvre dans la zone du bassin arachidier (Centre Ouest du pays), qui abrite un tiers de la population rurale du Sénégal, et qui fait face à des défis importants, notamment un très faible taux d’accès à l’assainissement et un taux de pauvreté élevé.
Le second accord de financement vise à réduire la vulnérabilité des populations de la Langue de Barbarie face aux risques côtiers ainsi que le renforcement de la planification de la résilience urbaine à l’échelle de l’agglomération de Saint-Louis.
En effet, la ville de Saint-Louis, inscrite au Patrimoine Mondial de l’UNESCO a subi ces dernières années les assauts fréquents et extrêmes d’ondes de tempête qui ont obligé nombre de familles à se déplacer. Sur la Langue de Barbarie, l’érosion côtière s’est accélérée, affichant une perte de 5 à 6 mètres de plage par an. Cette situation attire aujourd’hui l’attention de la communauté internationale, surtout depuis que les présidents du Sénégal, de la France et de la Banque mondiale se sont rendus sur place, en février dernier, pour constater les dégâts de la mer.

Avec un financement de la Banque mondiale de 30 millions de dollars qui sera complété par une contrepartie de l’Etat du Sénégal de 4 millions de dollar, ce projet permettra de reloger de manière permanente 927 familles, correspondant à 441 concessions et 9158 personnes, vivant actuellement dans le campement de Khar Yalla ou dans la zone à très fort risque d’érosion et de submersion marine sur le long de la Langue de Barbarie.
De même souligne Louise Cord, le SERRP permettra aussi de renforcer la planification de la résilience urbaine à Saint-Louis à travers le développement d’outils de modélisation de la dynamique côtière et d’un plan de résilience urbaine.
Les études et la conception techniques en vue d’une solution de protection à long terme de la Langue de Barbarie, prévues dans le cadre du SERRP, bénéficieront à environ 55 000 personnes établies dans cette zone côtière. Parallèlement, le Plan de résilience urbaine jettera les bases des investissements futurs pour réduire la vulnérabilité aux risques côtiers des 213 000 habitants de la ville de Saint-Louis.
Toujours au chapitre des accords, Louise Cord à rappelé que depuis 2012 le Sénégal s’est inscrit dans un processus de relance de l’éducation en adoptant, avec l’appui de ses partenaires, le Programme d’Amélioration de la Qualité, de l’Equité et de la Transparence dans l’Education (PAQUET 2013-2025). Le bilan de la première phase a permis de noter que des progrès importants ont été réalisés.
« Si le Sénégal a réalisé des performances, les défis demeurent encore importants. En effet, le nombre d’enfants en dehors du système éducatif reste élevé. Le rapport sur les enfants en dehors du système éducatif publié par l’USAID en 2017 montre  qu’une proportion importante d’enfants  ne va  pas à l’école ; il s’agit là d’une question préoccupante qui nous interpelle tous sur les stratégies à mettre en œuvre pour garantir l’accès pour tous ces enfants à un enseignement de qualité », informe-t-elle.
Fort de ces constats, ajoute-t-elle, le financement Additionnel du Projet d’Amélioration de la Qualité et de l’Equité de l’Education (PAQEEB) que nous signons vise à soutenir les efforts du Sénégal en matière d’éducation et à consolider les acquis. Ce financement additionnel de 60 millions de dollars a été approuvé par le conseil d’Administration de la Banque mondiale le 30 mai 2018 pour une durée de 3 ans.
Des innovations seront introduites pour relever le défi de la Qualité de l’éducation. Ainsi, il sera mis en œuvre un programme national pour le développement de l’enseignement et l’apprentissage des sciences et des mathématiques au niveau de l’enseignement moyen et secondaire, un plan d’al’introduction d’outils d’observation des pratiques de classe (COT) et une formation progressive des directeurs d’école pour développer les compétences en tant que formateur au niveau de l’école.
De même, un accent particulier sera mis sur le développement des compétences non cognitives à travers le renforcement des activités sportives à l’école par le soutien des compétitions entre les écoles au niveau local et national. Cette approche permettra de détecter les jeunes talents et de contribuer à l’éducation citoyenne des apprenants.
Le financement additionnel du PAQEEB deux répondant aux normes , pour servir de référence et de modèle de pour les établissements du pays, créer un environnement éducatif, qui stimule la et ; et favorise l’émergence d’un pôle des méthodes et approches pédagogiques favorisant l’ du chez les apprenants.

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